La décision de la CJCE dans l’affaire « Bwin-Liga » décidera l’avenir des jeux en ligne

La décision de la Cour européenne de justice dans l’affaire « Bwin Liga » est attendue avec impatience par les opérateurs de casinos en ligne de l’Europe entière, du secteur privé comme des monopoles d’Etat. Tout le monde pense que la décision de la CJCE dans cette affaire très médiatisée sera très importante pour l’avenir des jeux en ligne en Europe.

L’affaire a été initialement renvoyée à la CJCE en 2007, par un tribunal d’Oporto: La Ligue Portugaise de Football Professionnel et son sponsor Bwin, le réputé opérateur de jeux et paris en ligne, ont porté plainte devant le tribunal pour les amendes qui leur avaient été imposées en vertu de la législation portugaise sur les jeux en ligne. La loi portugaise accorde le droit d’opérer des paris en ligne au monopole d’Etat représenté par la Santa Casa de Misericordia.

Par conséquent, les parties ont été en droit d’argumenter que la législation portugaise transgresse les principes du droit communautaire. L’arrêt de la CJCE à ce sujet pourra avoir les fonctions d’un précédent, car c’est la première fois que la Cour se confronte directement à un monopole autorisé par l’Etat. Il est également le premier cas qui traite des restrictions appliquées aux services inter-frontaliers de jeux sur internet.

« La décision aura des conséquences sur la prestation des services de paris en ligne dans tous les Etats membres », a déclaré un porte-parole des Loteries européennes, l’organe représentatif pour le secteur des loteries contrôlées par l’Etat. « Cet arrêt est donc attendu avec grand intérêt par les fournisseurs de jeux de hasard à travers l’Europe et devra devenir un repère. »

La CJCE devrait répondre à deux questions précises posées par la juridiction d’Oporto: premièrement, si l’interdiction portugaise appliquée à l’encontre du parrainage de Bwin viole les libertés fondamentales garanties par le Traité CE; deuxièmement, si « établir un monopole pour l’exploitation des loteries et des paris mutuels et ensuite étendre ce monopole à l’internet » est conforme au droit communautaire.

Outre la réponse à ces deux questions préjudicielles, les juges européens pourraient également soulever d’autres questions dans le verdict de 8 septembre. Par exemple, lors de la procédure orale de Luxembourg, le jury de la CJCE a demandé l’extension de la discussion. On prenait alors en considération s’il était conforme au droit européen de limiter le marché aux monopoles alors que les casinos terrestres et les machines à sous sont exploitées sous un système de concessions privé.

«Presque aussi important que le verdict lui-même est ce que la CJCE dit au-dessus, ce sont les implications plus larges », commente Clive Hawkswood, directeur général de la Remote Gambling Association (RGA), le groupe de lobbying des opérateurs de jeux du secteur privé.

L’arrêt de la CJCE dans l’affaire « Bwin Liga » sera publié le 8 septembre 2009.

One Response to “La décision de la CJCE dans l’affaire « Bwin-Liga » décidera l’avenir des jeux en ligne”

  1. Juarez1 Says:

    L’ouverture des jeux d’argent et de hasard en ligne en France signe la fin du monopole de quelques opérateurs, introduit plus de concurrence et renforce la lutte contre les jeux d’argent illégaux.

    La décision s’inscrit dans le contexte européen afin de garantir la compatibilité de la législation des États Membres avec le droit communautaire concernant la libre circulation des services.

    Cependant, de nombreux amendements approuvés par les parlementaires français (cf. l’interdiction du betting exchange pour des motifs plus que contestables) sont clairement discriminatoires à l’encontre des opérateurs européens.

    L’initiative « right2bet » (le « droit de parier ») cherche à lutter contre les monopoles d’Etat en matière de jeux d’argent. La campagne prend notamment la forme d’une pétition, dont les signataires réclament « le droit d’utiliser Internet pour parier dans n’importe quel pays de l’Union européenne et le droit de choisir des sites de jeu établis par des opérateurs agrées partout en Europe ».

    Sur le site http://www.right2bet.fr il est possible de signer la pétition pour que les citoyens de l’UE puissent parier librement, quel que soit leur état membre de résidence.

    Les organisateurs de la pétition comptent atteindre un million de signatures, leur permettant, en vertu du traité de Lisbonne, de présenter leurs requêtes à la Commission Européenne

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