Le marché français des jeux est examiné par l’Autorité de la Concurrence

L’Autorité de la Concurrence a publié le 21 janvier 2011 un avis dans lequel elle signale des préoccupations au sujet des potentiels avantages accordés aux anciens monopoles depuis l’ouverture du marché réglementé français.

L’avis vient en réponse aux questions soulevées par l’Association Européenne des Jeux et Paris l’an dernier.

L’Autorité a conclu que des mesures devaient être prises «pour éviter toute distorsion de concurrence entre les anciens monopoles et les nouveaux entrants. »

Elle a pris note du fait que le Pari Mutuel Urbain (PMU) et La Française des Jeux (FDJ) profitent encore des avantages de leur statut d’anciens monopoles. L’Autorité a suggéré une séparation de leurs activités dans les points de vente physique et leurs opérations en ligne.

Depuis que le marché français des paris en ligne a été ouverte à  la concurrence en mai 2010, l’ARJEL a octroyé des licences à  19 opérateurs (y compris les ex-monopoles), leur permettant de fournir des paris sportifs et des paris sur les courses de chevaux, ou les deux. Cependant la FDJ et le PMU ont gardé une forte présence dans le monde des paris, où ils ont détenu le monopole des paris sportifs et respectivement, des courses de chevaux.

L’autorité de la Concurrence est également préoccupée que les deux anciens monopoles ont un avantage injuste par rapport aux nouveaux entrants sur le marché. Ils ont de consistantes bases de clients pré-régulation, qui les ont aidés à  augmenter leurs bases en ligne après la régulation.

«La disponibilité des points de ventes terrestres de PMU et FDJ à  développer leurs activités en ligne à  des conditions préférentielles, pourrait conduire à  une distorsion au détriment des autres opérateurs qui n’ont pas une telle opportunité ».

«La séparation juridique et opérationnelle des activités menées sous la forme d’un monopole (hors ligne) et les zones soumises à  la concurrence (en ligne) … constituent l’une des voies de recours généralement préconisées par les autorités antitrust afin d’éviter les subventions croisées abusives. La séparation comptable imposée par l’article 25 de la loi du 12 mai 2010 ne répond pas entièrement à  la nécessité de prévenir ce risque ».

Il est également important à  savoir si les licences chères empêcheraient les nouveaux opérateurs d’entrer sur le marché, donnant ainsi un avantage indu aux anciens monopoles déjà  en place.

En effet, il a été suggéré que l’ARJEL devrait établir des lignes directrices pour fixer les termes des accords entre les opérateurs et les organisateurs de manifestations sportives. Cependant, l’Autorité a été prête à  admettre que « entre les opérateurs de paris sportifs en ligne une réelle concurrence semble émerger ».

Bien que non contraignant, l’avis devrait aider les opérateurs qui souhaitent contester le cadre juridique existant, et ARJEL est appelée à  prendre note de cet avis et décider si le statu quo devrait être maintenu.

2 Commentaires du public concernant “Le marché français des jeux est examiné par l’Autorité de la Concurrence”

  1. Sophie dit:

    Je te félicite pour cet article. Je suis toujours dans la recherche des articles sur ce sujet.

  2. Carlos dit:

    Un sujet très intéressant .Je suis intéressé par des sujets portant sur le marché des jeux en ligne.

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