Archive for the ‘Actualités de l'industrie’ Category

Johnny Moss - l’histoire d’un titan du poker

Vendredi, février 12th, 2010

Le monde du poker est peuplé de personnages excentriques, qui laissent leurs empreinte sur le jeu. De temps en temps, les gens se souviennent avec plaisir des premiers joueurs professionnels, ceux qui ont donné une autre définition au poker, grâce à leur passion. L’un de ces fondateurs est Johnny Moss, connu dans ses dernières années de vie comme “Grand Old Man”, en raison de son vénérable âge, mais aussi pour sa grande connaissance du jeu.

Johnny Moss a été l’un des plus grands champions de poker, voire le mieux joueur de tous les temps, selon certains.

Débutant comme un expert de la triche, il a écrit une page de l’histoire du poker en 1949, en jouant un heads-up avec un joueur riche, Nick “The Greek” Dandolos - un autre nom sonore du domaine. Ce heads-up a duré plus de cinq mois. La partie a culminé avec les fameuses paroles de Dandolos: “M. Moss, je dois vous quitter”. C’est ainsi que prit fin un affrontement entre deux gentilshommes du poker.

Selon les dites, Moss aurait pris à son adversaire environ 4 millions de dollars, mais le véritable vainqueur de cette partie a été, peut-être, le propriétaire du casino. Benny Binion a attiré l’attention sur son Horseshoe Casino de Las Vegas en plaçant le match près de l’entrée du casino. L’établissement a aussi encaissé pas mal d’argent, grâce à la passion de Moss et Dandolos pour la table de craps.

Deux décennies plus tard, Moss devenait le champion de la première édition WSOP. Le titre ne lui a pas été attribué selon les règles d’aujourd’hui. Il a été désigné gagnant suite à un vote sur “qui avait été le meilleur”. Tout le monde a voté pour lui-même comme le numéro 1, mais Moss a obtenu la plupart des votes pour le numéro 2.

Moss a été aussi un partisan fervent du jeu de golf. Sur le terrain de golf, il a été l’auteur d’une ingénieuse technique de triche. Johnny Moss aimait jouer, tout comme il aimait gagner.

MGM Mirage met en vente Borgata

Mercredi, février 3rd, 2010

Pendant des années, les législateurs de New Jersey ont soulevé des questions sur le succès de MGM Mirage en Asie. Maintenant, la compagnie a une réponse: quitter l’Atlantic City.

MGM Mirage envisage de céder sa participation de 50% au complexe Borgata. Aucun papier n’a été encore signé. La compagnie espère que la vente de ses intérêts d’Atlantic City va convaincre les régulateurs de New Jersey de limiter leur surveillance sur l’entreprise. Tout examen supplémentaire peut créer des problèmes à la société.

En 2009, l’autorité réglementaire des jeux de New Jersey a réalisé un rapport confidentiel affirmant que l’entreprise devrait se dissocier de son partenaire de Macao, Pansy Ho. Celle-ci a été cataloguée comme un partenaire “importun”. Le rapport n’a pas précisé les raisons pour lesquelles Pansy Ho avait été jugée inappropriée. Les allégations de crime organisé pesant sur son père, Stanley Ho, ont été repoussées par Mme Ho.

Alan Feldman, le porte-parole de MGM Mirage, a déclaré que la compagnie n’était pas d’accord avec le rapport défavorable à Pansy Ho. Il n’a pas fait d’autres commentaires.

Après un examen de deux ans, les autorités de Nevada ont établi que le partenariat de MGM Mirage avec Pansy Ho ne posait aucune menace à la compagnie ou à l’Etat du Nevada. Deux autres Etats n’ont pas entrepris de contrôles. De plus, la décision de MGM Mirage de quitter l’Atlantic City est un signe que l’entreprise déplace son centre d’intérêt en Asie.

Les recettes des jeux à l’Atlantic City tombent depuis plus d’une décennie, alors que la province de Macau se développe rapidement. Macau a dépassé Las Vegas en recettes provenues des jeux. Fin décembre 2009, l’ancienne province portugaise affichait une croissance annuelle de 48%.

MGM Mirage a d’abord essayé d’entrer sur le marché de Macau en 2002, mais ne s’est pas retrouvé parmi les opérateurs agréés. Elle a ensuite établi une co-entreprise avec Mme Ho, la MGM Grand Macau.

A Atlantic City, MGM Mirage possède la moitié de l’hôtel Borgata. L’autre moitié est détenue par Boyd Gaming Group, qui est aussi l’administrateur de la propriété. A son ouverture en 2003, celle-ci était cotée à 1,1 milliard de dollars. Depuis, Boyd et MGM Mirage y ont investi 600 millions de dollars.

Les croupiers en direct - le dernier atout des casinos en ligne

Lundi, janvier 25th, 2010

Les casinos en ligne sont devenus de plus en plus populaires au cours des dernières années. Les raisons de cette popularité sont multiples: jouer dans un casino en ligne est moins cher, l’action est plus rapide et plus pratique parce qu’on joue dans l’intimité de sa maison. De plus, beaucoup de joueurs trouvent que les probabilités de gain sont plus élevés aux casinos en ligne qu’aux casinos terrestres. Mais il y a encore des joueurs mécontents qui n’aiment pas jouer sur les sites web des casinos simplement parce que ceux-ci n’ont pas de croupiers réels. Eh bien, sans doute ces joueurs n’ont pas fait une bonne recherche et n’ont pas découvert les multiples possibilités de jouer en ligne.

A part les casinos en ligne classiques avec lesquels tout le monde s’est familiarisé, les développeurs de logiciels de jeu ont équipé les casinos de dernière génération d’une version avec un croupier en chair et en os qui interagit en direct avec les clients. Ces casinos ont une riche offre de blackjack, roulette et baccara et sont visités particulièrement pour ces jeux. Ce sont des jeux classiques où les joueurs jouent contre la maison et il est important de voir une personne réelle qui représente la maison.

Cette nouvelle option est largement utilisée par les casinos Playtech. Ce développeur de logiciels de casino est en effet le numéro un des casinos avec croupier en direct. On recrée avec succès l’ambiance d’un casino terrestre puisque, après tout, le croupier se trouve en fait dans un casino de ce genre. Le jeu se déroule en temps réel, ainsi que le joueur voit le croupier répondre à ses actions.

Une autre chose étonnante au sujet des casinos avec des croupiers réels est que l’option comprend aussi l’interaction en temps réel avec d’autres joueurs en chair et en os. Disons donc que vous jouez au blackjack dans un tel casino. Vous vous connectez sur votre compte au casino, plus précisément, à la salle de blackjack en direct. Une fois que vous trouvez un siège à une table, vous commencerez à jouer et vous verrez de vos propres yeux les avantages et les inconvénients des jeux avec un croupier réel.

Si vous le voulez bien, vous pouvez même dialoguer avec les autres joueurs à la table, tout comme à une table réelle. Cela est une réelle valeur ajoutée du jeu et vous pouvez réellement améliorer les niveaux de vos compétences en regardant les autres joueurs, leur posant des questions et répondant, à votre tour, à leurs questions. Il s’agit vraiment d’une culture de jeu authentique qui apporte des bénéfices à tout le monde.

Toutefois, avant de jouer avec et pour de l’argent réel, essayez le mode démo des jeux. Presque tous les casinos ont cette option. Même alors, il est indispensable de lire les termes et conditions du casino et de s’informer sur les conditions de mise pour le bonus de bienvenue offert. Enfin, avec tout cela, il semble que les amateurs de casinos terrestres n’aient plus de raison d’éviter les casinos en ligne!

Harrah’s Entertainment devient l’administrateur de Planet Hollywood Resort

Mercredi, janvier 20th, 2010

Harrah’s Entertainment prend le contrôle du complexe hôtel-casino Planet Hollywood de Las Vegas. La compagnie assume les fonctions de gestion pour Planet Hollywood Resort en préparation pour l’achat du casino. Celui-ci sera le dixième casino de Las Vegas Strip détenu et exploité par Harrah’s, la plus grande compagnie de jeux au monde.

Planet Hollywood avait été une bouffée d’air frais pour les joueurs cherchant une alternative dans le monde à peu près monopolistique de Las Vegas Strip. MGM Mirage contrôle 11 casinos et, avec Wynn, Las Vegas Sands et Harrah’s forment l’ensemble des opérateurs présents sur la Strip.

Tandis que les cadres de ces compagnies ont blâmé la récession pour leur baisse de revenus, certains analystes pensent que le retour à la diversité dans des conditions de concurrence renforcerait considérablement le pouvoir d’attraction de Las Vegas Strip.

L’analyste Sherman Bradley dit que le rôle du gouvernement fédéral sur le marché est de veiller à la libre concurrence, en empêchant la formation d’entreprises “trop grandes pour faire faillite”. Bradley explique que le manque de concurrence entre les opérateurs a mené à une réaction de rejet de la part des clients, qui se sont tournés vers les casinos en ligne et  les maisons de jeu régionales.

“Sans être stimulées par un environnement compétitif, les salles de jeu de la Strip ne se concentrent plus à convaincre les joueurs de fréquenter leurs casinos”, affirme M.Bradley. La renaissance, pense-t-il, dépendra d’un changement de mentalité et de style.

La Belgique se dirige vers une “nationalisation” du poker en ligne

Mercredi, janvier 6th, 2010

Au début de décembre 2009, la Chambre des Représentants de Belgique a approuvé un projet de loi censé donner des entraves au développement libre des jeux et des paris sur internet. Même en défiant une injonction de l’Union Européenne, la Belgique a donné feu vert à une législation qui pourrait mener à une “nationalisation” des activités de poker en ligne.

Le journal De Standaard a récemment publié un article révélant que le gouvernement va changer en 2010 son approche sur le poker en ligne. Ce changement servira à obliger les sites de poker étrangers à se tenir à l’écart du marché belge. Tous les fournisseurs de services internet du pays pourraient être forcés de bloquer les sites étrangers non-conformes aux nouvelles règles.

Cette démarche est au centre des discussions depuis plus d’un an, mais elle n’a pas abouti en raison de la forte opposition de l’Union Européenne, qui défend les lois du commerce équitable à l’intérieur de ses frontières. En juin 2009, l’UE a émis une ordonnance indiquant ces violations et exigeant à la Belgique de se conformer au droit européen.

Dans un système nationalisé de poker, tous les sites de poker devront être agréés par le gouvernement belge et être physiquement hébergés au sein du pays. De plus, seuls les joueurs belges auront accès à ces sites. Une situation similaire existe actuellement en Italie, où certaines des plus grandes compagnies de jeux ont créé spécialement des versions italiennes exclusives de leurs sites. Celles-ci fonctionnent sur des réseaux fermés et respectent les règles strictes imposées par le gouvernement italien.

Betfair milite contre le jeu compulsif

Mercredi, décembre 9th, 2009

Le directeur général de Betfair a déclaré à un groupe spécial au sein du gouvernement australien que les casinos en ligne devraient établir de hautes normes pour se prémunir contre le jeu compulsif.

La légalisation des casinos en ligne pourra faire croître le nombre des joueurs compulsifs. C’est pourquoi Andrew Twaits pense que les représentants de l’industrie des jeux en ligne devraient collaborer avec les législateurs pour créer un environnement sécuritaire pour les consommateurs.

L’Australie a actuellement des lois permissives quant aux paris sportifs et les courses hippiques, mais interdit aux opérateurs d’offrir des jeux de casino, y compris le poker, la roulette et le blackjack. Toutefois, les Australiens dépensent à peu près 790 millions de dollars aux jeux en ligne basés à l’étranger.
En outre, les dépenses massives des Australiens au poker et aux machines à sous démontrent que ces activités n’ont pas été ralenties par les restrictions législatives.

“Je pense que ce que nous avons à faire, comme industrie, est de fournir la plus sûre plateforme possible”, a déclaré le chef de Betfair. “Avoir un dispositif de sécurité en termes de limitation des pertes et des limites de dépôt, est la meilleure façon de prévenir le jeu compulsif.”

La Pologne prend des mesures contre les jeux en ligne

Lundi, décembre 7th, 2009

Les mesures draconiennes prises par le gouvernement polonais contre les jeux de casino ont suscité les critiques les plus dures.

Le Bureau du Comité pour l’Intégration Européenne (UKIE) a accordé au sujet une place importante dans le débat. Il a critiqué le projet du gouvernement polonais de réprimander les jeux en ligne. La publication Gazeta Wyborcza a été la première à ramasser les commentaires, ensuite repris par d’autres médias polonais.

Apparemment, l’UKIE désapprouve les dispositions qui suggèrent le blocage des fournisseurs d’accès à Internet (FAI). Par cette censure, on ferait du tort aux organismes qui défendent la liberté de l’Internet et également aux contribuables polonais.

Gazeta Wyborcza soutient qu’il y a des centaines de milliers de joueurs en Pologne qui jouent sur Internet et qui n’accepteront pas de bon gré la censure.

“Officiellement, le jeu en ligne est à présent interdit, mais il n’y a pas les moyens de mettre en oeuvre ces réglementations”, apprécie le journal.

Les nouvelles réglementations exigent aux FAI de bloquer l’accès aux sites web et les dénoncer aux bureaux fiscaux polonais, l’Agence de Sécurité Intérieure ou à la police. Derrière ces mesures, on pourrait détecter le risque d’une censure officielle inavouée.

Dans le cas d’Australie, l’agence gouvernementale chargée d’assurer l’application de mesures similaires, a dû répondre à quelques questions incommodes quant à cette réprimande insensée.

Tout comme l’Australie, les bureaucrates polonais envisagent de créer une liste de sites web interdits, y compris ceux de jeux. Mais, avant que le projet de loi soit soumis au vote en Sejm, il sera envoyé à la Commission Européenne. La CE examinera sa conformité avec le droit communautaire.

En même temps, le projet prévoit que la publicité pour les activités de jeu et de pari en dehors des casinos, n’est pas interdite pour les sociétés étrangères impliquées dans des affaires lucratives avec les clubs de football polonais. Ces sociétés auront le droit de faire afficher leur nom sur des maillots, bannières et les panneaux d’affichages. Par contre, toute publicité censée diriger les clients vers leurs sites web sera interdite.

Des sociétés telles Expekt, Bwin, Unibet et Betclic ont toutes des contrats de sponsorisation avec les grands clubs de football polonais. Les politiciens ont été avertis des conséquences qu’une législation draconienne aurait sur ces partenariats profitables.

Le monopole allemand sur les jeux est secoué par une décision régionale

Mercredi, octobre 21st, 2009

L’interdiction qui pèse sur les jeux d’argent en Allemagne pourrait prendre fin dans un proche avenir. L’un des 16 Etats fédérés allemands qui ont ratifié le Traité étayant l’interdiction a exigé son annulation à la fin de la semaine dernière.

La coalition démocrate-chrétienne (CDU) au pouvoir et le Parti Libéral (FDP) dans le Land du Schleswig-Holstein ont conclu un accord demandant l’invalidation du Traité inter-allemand concernant les jeux d’argent et son remplacement par une nouvelle réglementation.

Le leader de la coalition dans le Land du Schleswig-Holstein, Jurgen Koppelin, a exprimé un point de vue inflexible dans la question: soit tous les Etats allemands s’entendent sur une réglementation uniforme pour remplacer le Traité, soit la coalition introduit un système de licences intra-étatiques.

“L’argument selon lequel seul un monopole puisse protéger les joueurs, prévenir le jeu compulsif et combattre la fraude ne tiendra plus”, a opiné l’avocat Martin Arendts.

L’Association Européenne des Jeux et des Paris (European Gaming and Betting Association - EGBA) a toujours soutenu que la position protectionniste du Traité contrevenait au droit communautaire. Plus précisément, l’interdiction des opérateurs étrangers sur le marché allemand contrevient à l’article 49 du Traité de Rome (Traité Instituant la Communauté Européenne), en restreignant la libertés y énoncées.

Arendts a également souligné que le Schleswig-Holstein avait ratifié le Traité inter-allemand seulement pour des “raisons fiscales”, alors que l’Etat avait précédemment favorisé un Traité entre Etats sur les paris sportifs.

Si les Länders ne ratifient pas un nouveau règlement jusqu’au 1er janvier 2012 - la date à laquelle le Traité existant arrive à terme - le monopole actuel sera également inapplicable.