Archive for the ‘Actualités de l’industrie’ Category

IGE 2011 apporte des nouveautés

jeudi, janvier 20th, 2011

Clarion Gaming, l’organisateur de l’Exposition Internationale des Casinos (International Gaming Exhibition), a annoncé que l’édition 2011 du salon prendra un regard unique sur le patrimoine des jeux.

IGE 2011 se déroulera entre le 25 et le 27 janvier à  Earls Court Exhibition Centre de Londres et est prête à  accueillir plus de 20,000 acheteurs de plus de 100 pays, pour voir plus de 400 sociétés travaillant dans l’industrie des jeux en ligne, jeux mobiles, paris, bingo, casinos et loteries.

Clarion Gaming a révélé que le stand 3401 sera occupé par la plateforme de jeux sur Internet ISA Guide, qui présentera un musée virtuel de jetons contenant plus de 3000 exemples de plus de 15 pays différents.

Extraits par Reinhold Schmitt d’ISA Guide, les exemples incluent des jetons qui évoquent des histoires intéressantes du monde des jeux.

« Toutes les pièces sont en ligne sur notre nouveau site Jeton-Museum.com. Nous sommes optimistes quant à  apporter notre musée live à  l’ICE 2012 et nous sommes à  la recherche des partenaires qui vont nous aider à  financer le projet ».

Schmitt dit qu’il a visité quelques-uns des « plus grandioses casinos de la planète » et parle de sa collection comme d’un « petit musée » évoquant des souvenirs d’antan.

« Mes jetons me rappellent les moments différents et de divers endroits que j’ai visités au long de ma carrière dans le secteur des casinos », dit Schmitt.

« Bien sà»r, certaines monnaies n’existent plus, comme le franc, la marque allemande et la peseta espagnole, donc cela donne un sentiment d’antan, montrant l’industrie avant l’Euro ».

Nokia a conçu un smartphone parfait pour les jeux en ligne

lundi, novembre 1st, 2010

Nokia, la société de téléphonie à  réputation mondiale, a conçu un smartphone qui sera parfait pour les clients qui aiment les jeux en ligne, mais qui ne jouent pas nécessairement de chez eux. Le nouveau X3 Touch et Type a la capacité de se connecter à  l’Internet de n’importe où, même là  où il n’y a pas une connexion établie.

Le X3 a un écran tactile et dispose d’un clavier complet qui offre aux joueurs tous les avantages d’un ordinateur et, en même temps, la flexibilité d’un appareil mobile. Ce nouveau téléphone est le premier à  écran tactile et les dirigeants sont contents de pouvoir entrer dans la compétition des jeux en ligne mobiles, grâce à  la nouvelle technologie.

Comme tant d’autres smartphones, le X3 offre également des fonctionnalités MP3, un FM stéréo, mémoire de 3GB, une caméra à  cinq mégapixels pour les photos et les vidéos. Et comme toujours, Nokia a essayé de créer un produit accessible financièrement.

Le X3 sera en vente à  la fin de 2010, à  un prix estimé à  125€, hors taxes et ne prenant pas en compte les promotions des fournisseurs de services de téléphonie cellulaire.

Nokia n’est pas la seule compagnie à  développer de tels appareils permettant l’accès facile à  l’Internet et aux jeux d’argent. La concurrence a également de bonnes offres, ce qui ne fait que profiter aux consommateurs.

Le règlement WSOP remet au pas Full Tilt Poker

lundi, novembre 1st, 2010

Une conférence de presse pour la table finale du Main Event WSOP 2010 a éclairci certains aspects, mais laissera Full Tilt Poker avec quelques casse-tête à  faire. Le deuxième site mondial de poker a parrainé sept des participants à  la November Nine, mais ce n’est pas acceptable, dit Ty Stewart, vice-président WSOP.

Selon le règlement du tournoi, un site ne peut parrainer qu’un certain nombre de joueurs à  la table finale, dans ce cas, pas plus de trois.

« Ces gars-là  ont eu tout le temps de trouver une autre société qui les représente, nous savons que la demande est grande. Nous sommes heureux que presque tout le monde qui participe à  la table finale a la possibilité de conclure un bon accord de parrainage », a déclaré Stewart, qui a précisé encore une fois que seulement trois joueurs peuvent porter le même logo.

« Nous savons qu’un tournoi de poker est une dure épreuve et nous encourageons cela, mais nos règles sont claires. Nous avons parlé avec tous les joueurs et nous ne prévoyons pas de problèmes ou l’apparition de nouveaux logos et de nouveaux sites affiliés.

Cela signifie que Full Tilt Poker devra enlever les insignes de quatre joueurs – et, non, ils ne peuvent pas tout simplement ré-utiliser les signes pour un nouveau joueur quand quelqu’un d’autre est éliminé.

La législation française, sur l’ordre du jour de la conférence iGaming

mercredi, octobre 20th, 2010

Les jeux en ligne sont maintenant légaux en France – même si pas intégralement – mais il reste encore à  savoir si la loi actuelle est ou non au bénéfice des consommateurs. Les questions mises en balance sont les taxes, les limites des paiements et les jeux exclus. Ces trois sujets ont été discutés à  la conférence iGaming de Monte Carlo.

Les opérateurs autorisés à  fournir des services en France sont obligés de céder 40% de leurs revenus sous forme d’impà´t. David Zerah, directeur général de Dragonfish (division de 888 Holdings) croit qu’on est allé « un peu trop loin » avec la taxation, ce qui efface pour la plupart l’avantage d’être entré sur le marché français. Alexandre Dreyfus, de ChiliGaming, l’a secondé, trouvant les taxes « douloureuses ». Mais, plus optimiste, il a ajouté que le marché français pourrait croître et avoir des retombées à  long terme.

Un sujet de plainte encore plus grand pour les opérateurs est la limite de paiement (le taux de redistribution) de 85%. Cette réglementation essaie de protéger l’économie locale, minimisant les stimulants du jeu irresponsable. Le raisonnement est que les joueurs sont plus susceptibles de placer plus d’argent dans des paris où ils peuvent gagner davantage, même s’ils ne se permettent pas les pertes. C’est pourquoi, en se voyant refuser ce stimulent, ils pourront gaspiller moins d’argent.

Si ces mesures inhibent le jeu dans les établissements terrestres traditionnels, l’Internet n’a pas de limites tellement solides. Les clients peuvent facilement choisir l’option qui semble la meilleure. Tarquin Henderson et Nicolas Beraud, les directeurs de Mangas Gaming, ont signalé l’erreur de ce raisonnement. Si un joueur veut avoir la possibilité d’un taux de retour plus élevé, il trouvera les jeux respectifs. Cela rend très difficile pour les sites de jeu autorisés à  fidéliser les clients français. Comme les joueurs sont poussés autre part, ils seront hors la protection de la loi française.

De plus, comme l’a remarqué le chef de Zeturf, Emmanuel de Rohan Chabot, comme un résultat de la restriction, les joueurs français perdront à  peu près deux fois plus d’argent. Maintenant, le joueur  français typique perd 110€ par mois, par rapport à  60€, avant la libéralisation.

Enfin, une dernière question sur l’ordre du jour, a été celle des jeux exclus de la législation. Outre les paris sportifs et hippiques, le poker est aussi autorisé, mais pas les autres jeux de casino. Encore une fois, au lieu de protéger les consommateurs, la loi les oblige à  chercher le divertissement ailleurs.

Tous les participants à  la conférence n’ont pas trouvé que la taxation et le taux de retour aux joueurs étaient les problèmes les plus graves. Aymeric Verlet, l’un des dirigeants du PMU, est plus préoccupé par les opérateurs illégaux. Et il n’est pas le seul dérangé par la concurrence déloyale représentée par ces sociétés. Mais, en définitive, il s’agit toujours d’une imperfection législative.

Le jeu « mobile » est en tendances

jeudi, septembre 16th, 2010

Les supports portables sont une excellente opportunité pour ceux qui aiment les casinos et les jeux, mais ne veulent pas aller dans un casino terrestre. Cependant, comme toutes les nouvelles technologies utilisées pour rendre le jeu « mobile », les casinos sur le portable ont des avantages et des inconvénients.

L’accès facile au casino est une qualité qui peut parfois agir comme un inconvénient.

Le principal avantage du casino mobile est qu’au lieu de vous rendre dans un casino, c’est le casino qui se rend chez vous. Si vous avez envie de jouer au blackjack en ligne, par exemple, vous pouvez le faire n’importe quand et n’importe où. L’espace n’est plus une barrière, il est ouvert à  de nombreuses possibilités de divertissement.

Mais ce point fort du jeu mobile peut également fournir les plus grands risques. Une piège dans laquelle certains joueurs tombent lorsqu’ils passent d’un casino terrestre aux jeux en ligne est qu’ils peuvent perdre de l’argent sans le sentir. Puisque tout se passe virtuellement, les pertes ne semblent pas « réelles » lorsqu’on les voit sur l’écran de l’ordinateur. Les jetons représentent un premier élément qui « éloignent » le joueur de l’argent réel et, avec les jetons virtuels, on va plus loin encore. Donc, si l’on n’y prend garde, il est facile d’avoir d’ennuis.

Un casino « mobile » se présente devant le joueur avec une interface de dimensions réduites. Un téléphone mobile réduit le casino au « format de poche ». C’est beaucoup plus pratique que d’avoir à  transporter un ordinateur portable et il est évidemment beaucoup plus pratique que d’avoir à  manoeuvrer des jetons aux tables réelles.

Certains joueurs trouvent qu’il est un peu difficile à  s’adapter au petit écran. Les joueurs sur mobile doivent utiliser de petits claviers et des fois ils doivent plisser les yeux pour voir tout ce qui se passe sur l’écran. C’est pourquoi de nombreux téléphones récents sont créés dans cet esprit et ont des écrans plus larges et clairs et des claviers plus faciles à  utiliser.

Comme vous pouvez le voir, chaque avantage du jeu mobile a un revers. Vous devrez décider vous-mêmes si les avantages en valent la peine. Cependant, beaucoup de joueurs qui étaient sceptiques quant à  jouer en ligne sont devenus des partisans zélés. La même chose pourrait être vraie pour le jeu mobile.

L’Amérique Latine a un immense potentiel pour les jeux de casino

jeudi, septembre 2nd, 2010

« Research and Markets » a annoncé l’ajout à  ses recherches d’un rapport sur les jeux en Amérique Latine en 2010.

Dans le contexte des changements qui touchent ce domaine à  travers le monde, l’Amérique Latine présente de nouveaux débouchés pour les investisseurs, les opérateurs, les fournisseurs de technologie et d’équipements et tous ceux impliqués dans cette industrie.

La région de l’Amérique Latine compte 33 pays avec une population totale d’environ 569 millions de personnes qui consacrent une partie importante de leur revenu au jeu. Les jeux dans les établissements terrestres ont toujours été étroitement liés à  l’industrie du tourisme et l’Amérique Latine continue à  attirer des touristes chaque année.

Les voyages et le tourisme devraient générer 200 milliards de dollars jusqu’à  la fin de 2010 et croître de 5,1% par an entre 2010 et 2020.

Les infrastructures de télécommunication et le développement de l’Internet en Amérique Latine représentent des opportunités intéressantes pour les applications de jeu sur les portables, dans l’espace virtuel ou le jeu TV. La présence de l’Internet en Amérique Latine a été cotée à  32,1%, atteignant plus de 182,7 millions de personnes et augmentant de 30% par rapport à  l’année précédente. La portée de la téléphonie mobile en Amérique latine en 2009 était nettement supérieure à  la moyenne mondiale de 80%, touchant à  plus de 469 millions de personnes.

Malgré la récente crise mondiale, les pays latino-américains sont sur la voie de la reprise économique et il est prévu que la région bénéficiera d’une croissance de 4% en 2010.

La plupart des pays d’Amérique Latine, à  l’exception du Venezuela qui est devenu une république socialiste, encouragent les investissements directs étrangers. Les investisseurs étrangers sont généralement traités comme les résidents nationaux et, dans certains pays, ils bénéficient des avantages supplémentaires. Tous ces facteurs sont importants pour les investisseurs internationaux qui cherchent à  se développer en Amérique Latine.

On croit qu’à  force de combiner les activités de jeu légales et illégales en Amérique latine, la région générerait plus de 150 milliards de dollars par an. Les neuf pays inclus dans le rapport génèrent des revenus combinés de plus de 33 milliards de dollars.

Les Latino-Américains dépensent environ 10 milliards de dollars par an dans des activités de jeu et il est également estimé que, en moyenne, chaque habitant de cette région dépense 250 dollars américains par année. Les spécialistes estiment que dans 10 ans la dette extérieure de ces pays pourrait être payée avec l’argent obtenu des jeux de hasard. Costa Rica, Brésil, Mexique, Argentine, Chili, Colombie, Pérou et Venezuela sont considérés comme les pays les plus prolifiques de la région en matière de machines à  sous, casinos, courses de chevaux, les loteries, bingo.

Le Costa Rica a le plus grand marché de jeu d’Amérique latine grâce à  ses lois favorables, générant 14,5 milliards de dollars par année. Le Brésil a le plus grand marché de loterie, avec 4,1 milliards de dollars par année. Les machines à  sous et le bingo, même si illégaux, portent ce chiffre à  7 milliards. La troisième place est occupée par l’Argentine, avec 4,5 milliards de dollars générés chaque année par l’industrie des jeux. Au Chili, les revenus s’élèvent à  600 millions de dollars, en Colombie ils sautent à  2 milliards de dollars, au Panama, à  1,17 milliards et au Venezuela, à  1 milliard de dollars.

Souvenirs des célébrités, aux enchères dans un complexe de Macau

vendredi, août 27th, 2010

Un grand complexe de divertissement de Macau abritera cet octobre 2010 une vente aux enchères de plusieurs objets de collection ayant appartenu aux célébrités. Parmi ceux-ci, un soutien-gorge de Marilyn Monroe, les cheveux d’Elvis Presley et une robe qui a appartenu à  la princesse Diana.

Ces articles sont seulement quelques-uns des centaines de souvenirs, y compris un billet non utilisé pour l’emblématique festival de musique Woodstock.

La princesse Diana a porté la robe de velours bourgogne à  un événement en 1989, et Julien’s Auctions, qui organise la vente aux enchères, estime que la robe sera vendue à  un prix d’au moins 100,000$ américains.

Un autre objet très populaire est un gant noir clouté avec cristaux de Michael Jackson, pour lequel on s’attend à  obtenir environ 50,000$, ainsi que des souvenirs de Beatles et Jimi Hendrix.

Une fiole renfermant une mèche de cheveux de Presley, collectée par son coiffeur personnel, pourrait être vendue pour 10,000$.

Le soutien-gorge en dentelle et satin noir de Marilyn est l’un des objets ayant appartenu à  la déesse de l’écran qui sera à  l’encan.

Le complexe Ponte 16, dont la moitié en propriété à  la Sociedade de Jogos de Macau du magnat Stanley Ho, a payé un million de dollars pour environ 40 objets-souvenirs de Michael Jackson, vendus aux enchères en 2009.

Ponte 16 a payé 50,000$ pour le célèbre gant blanc de la main gauche de Jackson – porté par le chanteur lors de son premier « moonwalk » en 1983.

Les opérateurs de jeux dépensent davantage pour la publicité

mercredi, août 11th, 2010

Selon le service de consultation Kantar Media, les dépenses publicitaires des opérateurs de jeux ciblant le public français ont explosé dans les deux semaines suivant l’ouverture du marché. Le budget total utilisé pour la publicité s’est élevé dans ce court intervalle à  14 M €.

La recherche menée par Kantar Media a couvert la période 08-20 juin 2010. Les dépenses publicitaires dans la première semaine s’élevaient déjà  à  6,2 M €. Bwin a été chef de file dans cette période de début, dépensant 1,6 M € pour le marketing, suivi par le PMU, avec 1,5 M € et la FDJ, avec 1,4 M €.

Toutefois, les données de Kantar Media ont montré que jusqu’au 20 juin, la FDJ et le PMU ont les deux dépassé l’opérateur autrichien, avec 3,8 % € (27%) et 3,4 M (24%) respectivement, du total de 14 M € des coà»ts publicitaires.

La télévision représentait 63% du budget global de la publicité, devançant la presse écrite, avec 38% et la radio, avec 7%. Sur l’Internet, la publicité s’est maintenue aux niveaux pré-régulation.

Outre les spots télévisés pour les produits des opérateurs de jeux, il y a eu aussi 357 apparitions liées au parrainage.

Les premières campagnes de publicité en plein air en France se sont déroulées toujours en juin, mais il était trop tà´t pour qu’elles puissent être englobées dans l’étude de Kantar Media.

Les casinos en ligne auront une croissance de 80% jusqu’en 2014

mercredi, août 4th, 2010

Le magazine iGaming Business a publié les résultats d’un sondage qui prédit que le secteur des casinos en ligne pourrait croître de jusqu’à  80% d’ici 2014.

Le rapport signale que d’ici fin 2010, le marché des casinos en ligne vaudra 4,7 milliards de dollars au niveau mondial, en termes de revenus bruts, et passera à  5,8 milliards jusqu’à  la fin de 2012 et à  7,1 milliards d’ici la fin de 2014. Cela signifie une croissance de 79% par rapport à  2009.

L’étude retrace les tendances récentes et les stratégies des opérateurs de succès et expose l’histoire de l’industrie étape par étape, avec les statistiques sur entreprises débutantes et en expansion.

Le rapport révèle que, selon les initiés de l’industrie, les casinos en ligne de succès ont un investissement initial de 1,5 million de dollars, mais ont besoin de très peu d’employés par rapport à  leurs homologues terrestres, ce qui peut leur coà»ter 300 millions de dollars pour devenir fonctionnels.

Les grandes marques non-gambling, telles que les compagnies médiatiques qui cherchent à  s’étendre à  d’autres marchés ou monétiser le contenu existant en ligne trouvent les casinos virtuels de plus en plus attractifs.

« Chaque opérateur de casino cherche à  s’intégrer dans un secteur de plus en plus acceptable socialement, bénéficiant d’une structure réglementaire libéralisée sur certains marchés et d’une croissance substantielle sur les coordonnées démographiques clés », a dit Rachel Church-Sanders, l’auteur du rapport.

Ajoutez à  cela la croissance dans les réseaux sociaux, les applications mobiles et les micro-transactions et multipliez par le nombre croissant de personnes ayant des connexions à  large bande et accès sans fil, et l’avenir vous semblera certainement rose pour les casinos en ligne ».

Le consensus dans l’industrie est que les opérateurs de succès fourniront une plus grande variété de jeux. Toutefois, les opérateurs ne devraient pas perdre de vue l’importance des jeux familiers et faciles à  apprendre, comme la roulette.

Le développement des sites de réseautage social, les applications et les téléphones intelligents encouragent de nombreux opérateurs à  intégrer ces nouveaux développements technologiques dans leurs stratégies de marketing pour attirer et fidéliser les clients.

La France fait le pas vers la libéralisation du marché des jeux

lundi, juin 14th, 2010

La France a récemment ouvert son marché de paris sportifs et hippiques sur Internet, assouplissant un monopole d’Etat sur les jeux qui remonte au 16ème siècle.

L’ouverture, censée coà¯ncider avec la Coupe du Monde de football, a été initiée pour lutter contre les sites illégaux, tout en répondant aux exigences de la Commission Européenne quant à  la libre prestation des services à  l’intérieur de l’Union Européenne.

Jusqu’à  présent, 17 licences ont été attribuées à  11 opérateurs, y compris le groupe autrichien Bwin Interactive Entertainement et BetClic Enterprises Ltd. basée à  Malte. Selon un communiqué officiel de l’ARJEL, les licences pour le poker en ligne seront délivrées plus tard en juin. Le nombre d’autorisations sera limité.

A partir du 8 juin, les sociétés de jeux en ligne opérant en France sans autorisation sont passibles de grosses amendes.

Même s’il est surprenant et méconnu, les gouvernements successifs de la France ont maintenu un strict monopole sur les loteries et les paris sportifs depuis qu’un édit a été adopté par le roi François Ier en 1539.

Sous la pression de la Commission Européenne, la France a suivi l’exemple de l’Italie et a enfin commencé à  délivrer des licences à  des entreprises privées. L’Espagne et le Danemark pourraient bientà´t adopter un système similaire.

Les loteries étaient (et seront encore) exploitées par le monopole d’Etat la Française des Jeux (FDJ), tandis que le Pari Mutuel Urbain (PMU), un consortium d’organisateurs de courses, était chargé des paris hippiques. Les casinos privés terrestres sont autorisés à  offrir des jeux de hasard comme la roulette et des jeux d’adresse, comme le poker.

Cependant, depuis quelques années, le système a été fragilisé par l’apparition des opérateurs de jeux en ligne étrangers.

Lorsque la FDJ a commencé à  proposer des paris sportifs en ligne en 2002, elle a été importunée par les concurrents étrangers qui payaient des impà´ts moins élevés dans les respectifs pays. La compagnie n’a gagné que 5% des parts de marché en France, dit Jean-François Vilotte, président de l’ARJEL. « C’était la pire situation possible », a-t-il commenté.

M. Vilotte a déclaré dans une interview que la France avait dà» faire face à  des sites illégaux et, par conséquent, réglementer le marché des jeux en ligne.

Toutefois, pour les nouveaux venus, la France peut ne pas s’avérer être un jackpot.

La France est l’un des rares pays qui taxent le montant total parié et non pas les recettes engrangées par les sociétés de jeux. Ainsi, le niveau d’imposition est relativement élevé. Par exemple, l’impà´t sur les paris sportifs s’élève à  8,8% en France, contre 3,8% en Italie.

Les impà´ts relativement élevés, la réglementation stricte et la présence du PMU et de la FDJ, pourrait décourager les sociétés de jeux.

« La France est un grand marché », dit Lorien Pilling, le chef de recherche chez Global Betting & Gaming Consultants, basée sur l’île de Man. « Il reste à  voir s’il est également profitable ».

Un autre problème pour les nouveaux venus, ce sont les jeux de casino, tels que la roulette et les machines à  sous. Ces jeux constituent un segment très lucratif du marché en ligne, mais ils restent interdits en France, à  l’exception du poker.

Le PMU et la FDJ garderont leur monopole sur les paris dans les maisons de paris, d’où ils puisent la plupart des revenus. Ceci, combiné avec la reconnaissance locale des marques, pourraient leur donner en première instance un avantage sur laconcurrence, estiment les analystes.

Les bookmakers espèrent qu’une fois les licences délivrées, la France va diminuer progressivement les taux d’imposition et assouplira les exigences réglementaires.

« L’essentiel est d’être là  au début », explique Antonio Constanzo, chef du département français de Bwin. « Espérons que les choses iront mieux avec le temps ».